Ein Tag, zwei Kundgebungen gegen Krieg und Aufrüstung – unser Bericht auf Französisch

Autriche: La parole à Axel Magnus, signataire de l’appel pour le meeting international contre la guerre à Londres

«Pas d’exportation d’armes pour le génocide – Stoppons les fauteurs de guerre!  C’est sous cette devise qu’a eu lieu, le 11 avril 2026 à Vienne, la deuxième d’une série de quatre manifestations consacrées aux guerres actuelles.

Auparavant, nous avions également participé à une intervention théâtrale dans l’espace public, au cours de  laquelle, juste devant la boutique promotionnelle de l’armée fédérale autrichienne sur la Mariahilfer Straße (la plus grande artère commerçante de Vienne), nous avons dénoncé la complicité des groupes industriels autrichiens dans ces guerres. (…)

La deuxième manifestation, placée sous le slogan «Pas d’exportations d’armes pour le génocide», s’opposait 
certes aussi fondamentalement à l’industrie de la guerre, mais, en raison de la forte participation de la communauté palestinienne de gauche, elle a mis l’accent sur les guerres actuelles menées par Israël et les
États-Unis au Liban et en Iran. (…)

Pour aider à ces combats, des milliers de personnes venues de toute l’Europe se rassembleront le 20 juin à 
Londres au meeting international contre la guerre. Comme l’affirment les signataires de l’appel au meeting: 
« Nous devons créer notre propre réseau international qui œuvrera pour la paix. »

Extraits de la prise de parole d’Axel Magnus

«L’unité apparente de la nation du capital, ou l’assimilation des intérêts de tous au sein de l’État bourgeois, ne sert qu’à masquer les véritables contradictions. Celles-ci résident précisément dans la guerre entre le bas et le haut. Car ce sont nos sœurs et nos frères de la classe ouvrière qui souffrent et meurent, qui doivent souvent passer leur vie à vivre avec des traumatismes, tandis qu’une infime minorité s’enrichit et s’enrichit encore grâce à la guerre. Pire encore: nous, les travailleurs et travailleuses, sommes contraints par notre capital national respectif d’assassiner nos frères et sœurs de classe qui, par hasard, sont nés dans un autre pays.

C’est précisément en temps de guerre que la lutte de classe contre le capital dans notre propre pays ne doit en aucun cas être suspendue, car l’ennemi principal se trouve toujours dans notre propre pays, tandis que le mouvement ouvrier sait, au plus tard depuis la Première Guerre mondiale, qu’une prétendue politique de trêve, c’est-à-dire la subordination des intérêts des salariés à ceux du capital belligérant, ne peut mener qu’à la ruine. Car en fin de compte, l’ouvrier en Bolivie ou l’employée en Corée du Sud nous sont mille fois plus proches que le capitaliste en Autriche. Après tout, pour reprendre une vieille sagesse, le prolétariat n’a, en dernière analyse, pas de patrie.

C’est pourquoi nous devons, en Autriche aussi, nous réapproprier les méthodes traditionnelles de notre classe dans la lutte contre la guerre, comme l’ont déjà fait, par exemple, les cheminots en Biélorussie ou les dockers en France, en Italie, en Grèce, en Californie et dans d’autres pays en bloquant les convois d’armement. En Autriche, la lutte au sein des entreprises du secteur de l’armement pour une réorientation de la production vers des produits utiles à la société, tels que l’aduction d’eau ou des installations sanitaires pour les milliards de personnes qui, même dans ce monde extrêmement riche, doivent se passer de ces biens quotidiens que nous, en Europe, considérons comme acquis, revêtirait une importance particulière.

La lutte contre la guerre est donc indissociable de la lutte pour un État social fonctionnel pour tous. Guerre à la guerre!»

Text zuerst veröffentlicht in der fanzösichen linken Zeitung Informations Ouvrières.

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